RCF compte désormais 64 radios locales et 270 fréquences en France et en Belgique. Ce détour par la rationalité ma été utile comme première étape pour me construire, me redresser. Jai trouvé chez Aristote et Spinoza des outils qui mont guidé pour cesser de refuser le monde et apprendre à cheminer dans la joie. Grâce à la philosophie, jai commencé à aimer les livres, vers 14 ans. Cela ma donné une rigueur, de lanalyse, des connaissances, même si je cherchais déjà de la nourriture spirituelle, pas de la théorie. Surtout, je voulais changer, maméliorer, et la pratique de la philo ma donné un autre combat : celui contre lignorance, les préjugés et aliénations.
Cest à Sierre que je pousse mes premiers cris le 26 novembre de lan de grâce 1975. De 3 à 20 ans, je vis dans une institution spécialisée pour personnes handicapées dans cette ville. A trop vouloir bouger dans le sein maternel, je menroule en effet par trois fois le cordon ombilical autour du cou ce qui provoque, au passage, quelques dégâts.. Vous avez mis la philosophie, la méditation et la quête spirituelle au centre de votre existence. Quelle place tient la science, et en particulier la médecine? Tous les jours, Mohammed Aïssaoui, du Figaro littéraire, donne son avis sur un livre de poche publié récemment. Trois mots chacun! Matthieu : intelligent, droit, solide. Alexandre : sensible, créatif, inspiré. Votre mot de passe doit comporter au moins 6 caractères, sans espace. Nouveau mot de passe La recherche et la formation font partie intégrante de la mission des HUG et seffectuent en étroite collaboration avec la Faculté de médecine de lUniversité de Genève. La dernière modification de cette page a été faite le 9 mars 2020 à 09:44. Spécialiste de philosophie grecque, il est également conférencier et intervient dans le cadre du rapport au handicap, comme dans une vidéo pour en. La prévention et le dépistage des troubles et déficiences du jeune enfant Histoire datteindre cette sérénité qui lui fait tant défaut. Car la philosophie, la famille, la foi ne suffisent pas à balayer ses angoisses, son plus gros handicap comme il le dit lui-même. Je suis terriblement anxieux. Je suis par exemple hanté par lidée de perdre mes enfants. Il y a sans doute une part de moi qui nadhère pas pleinement au mystère de la foi chrétienne. Si jétais totalement croyant, je mabandonnerai davantage à Dieu, non? Tout juste espère-t-il, un jour, cohabiter avec ses angoisses. Cette même année 2007, il aide à écrire le scénario de La Face cachée. Revoir : entretien sur la fragilité avec Alexandre Jollien, philosophe Avec toute la famille, nous avons voulu mettre la vie spirituelle au cœur du quotidien. Ici, nous suivons lenseignement dun père jésuite qui pratique la méditation zen. Cest un exemple de paix, de joie et de solidarité qui nous engage peu à peu à avancer sur le terrain de notre vie. Nous essayons de nourrir une spiritualité du dialogue, faite de la fréquentation assidue des évangiles et de la pratique journalière du zen. Concrètement, la journée est consacrée à la méditation, à létude. Les enfants fréquentent une école coréenne, ils parlent couramment cette langue. Au fond, cest un magnifique cadeau que nous offre la vie. Ici nous assistons, peu à peu, à une renaissance et, pour ma part, je me retape physiquement car le handicap commençait à générer une usure physique. Bref, nous vivons une vie normale, les enfants vont à lécole et la spiritualité nest pas une activité annexe mais elle nous aide à vivre chacun des actes quotidiens. La réalité quAlexandre évitait daffronter, cétait celle de sa propre affectivité tourmentée. Schopenhauer ne lavait pas guéri de la hantise aussi irrationnelle quirrespirable de perdre un être aimé. Spinoza navait pas calmé sa soif éperdue de reconnaissance et son corollaire, le besoin dexceller et déblouir. Les stoïciens ne lavaient pas délivré de ses innombrables phobies, obsessions et complexes. Javais limpression douloureuse de tourner en rond et de me heurter aux mêmes meurtrissures, aux mêmes traumatismes. Plus je magitais, plus je me blessais. Les livres précédents révélaient déjà sa lassitude face à la logique guerrière, sans répit ni repos qui sétait emparée de son existence, à cet héroïsme de la recherche de sens qui finissait, paradoxalement, par lui faire aimer le combat plus que la vie. Il était au bord de leffondrement. Il faut se garder de sombrer dans un dualisme qui séparerait diamétralement les personnes handicapées des autres, des valides. Chaque être humain doit se coltiner le tragique de lexistence. Tout le monde va, tôt ou tard, claquer et cest au sein de ce chaos quil sagit de bâtir une liberté, de glaner une joie et daimer librement.
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